"Il n'y avait aucun citoyen américain dans le convoi," a assuré le porte-parole de la police nigériane, Ikenga Tochukwu, une information corroborée par le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby.

L'attaque meurtrière, orchestrée par des hommes armés non identifiés, a coûté la vie à deux agents des forces mobiles de la police ainsi qu'à deux employés du consulat des États-Unis. Les assaillants ont ensuite incendié le véhicule, a précisé Tochukwu.

L'incident s'est produit à 15h30, heure locale, 14h30 GMT, dans le district d'Ogbaru, dans l'État d'Anambra, selon les autorités policières.
Malgré le déploiement rapide des forces de sécurité sur les lieux, les hommes armés ont réussi à enlever deux policiers et un chauffeur, a détaillé Tochukwu.

Une "opération de sauvetage et de récupération" était en cours mardi soir, a- t-il ajouté dans un communiqué.

John Kirby a confirmé l'attaque lors d'un point de presse à Washington. "Un convoi américain de plusieurs véhicules a été attaqué. Ce que je peux vous dire, c'est qu'aucun citoyen américain n'est impliqué," a déclaré le porte-parole.

Le Département d'État américain, de son côté, a assuré que le personnel diplomatique américain au Nigeria travaillait en concertation avec les services de sécurité nigérians pour mener des investigations.
"La sécurité de notre personnel est toujours primordiale et nous prenons des précautions extrêmes lors de l'organisation de voyages sur le terrain," a déclaré le porte-parole du Département d'État.

La région du sud-est du Nigeria est le théâtre de l'activité de plusieurs groupes séparatistes, qui ont récemment intensifié leurs attaques, visant généralement la police et les bâtiments gouvernementaux.

Les autorités nigérianes attribuent ces attaques au Mouvement des peuples autochtones du Biafra (IPOB), qu'elles considèrent comme un groupe terroriste, ainsi qu'à son aile armée, le Réseau de sécurité de l'Est.

L'IPOB a à maintes reprises nié toute implication dans la violence.
Le séparatisme est un sujet sensible au Nigeria, où une tentative par des officiers de l'armée de faire sécession du Biafra en 1967 a déclenché trois années de guerre civile, faisant plus d'un million de morts.

Le leader de l'IPOB, Nnamdi Kanu, est actuellement en détention et doit comparaître devant les tribunaux pour des accusations de trahison après avoir été détenu à l'étranger puis ramené au Nigeria.

La violence est l'un des nombreux défis de sécurité auxquels sera confronté le président élu, Bola Tinubu, lorsqu'il prendra la tête du pays le plus peuplé d'Afrique plus tard au cours de ce mois.

En plus des tensions séparatistes dans le sud-est, l'armée nigériane doit également combattre les djihadistes dans le nord-est.

Un soldat séparatiste Biafrais au front en 1967
Des secessionnistes Biafrais brandissent le drapeau de leurs république autoproclamée

Jean Jill Mazuru



Source : https://fr.igihe.com/Nigeria-Attaque-sanglante-dans-le-sud-Est-4-morts-et-3-enlevements.html