En avril 1994, le Rwanda a été le théâtre d'un des génocides les plus rapides et les plus brutaux de l'histoire moderne, où plus d'un million de personnes, ont été massacrés en l'espace de 100 jours, la durée de cette tragedie. Depuis lors, le rôle de la France durant cette période a été source de controverses et de tensions diplomatiques entre la France et le Rwanda, en raison de ses liens étroits avec le régime en place de l'époque avant et pendant le génocide.

Sous la présidence de François Mitterrand à l'époque, la France a été accusée de soutien indirect aux génocidaires, à travers son opération militaire "Turquoise", officiellement mandatée par l'ONU pour créer des zones sécurisées. Toutefois, des critiques et des survivants du génocide ont longtemps affirmé que cette opération a permis aux auteurs du génocide de fuir et d'éviter la justice.

La reconnaissance par Macron de la possibilité qu'avaient la France et ses alliés de stopper le génocide mais de n'avoir pas agi en ce sens marque une étape importante dans le dialogue franco-rwandais. Cela pourrait ouvrir la voie à une meilleure compréhension et réconciliation entre les deux nations, longtemps entravées par les dénis.

Les déclarations de Macron viennent dans un contexte où la France a entamé un processus de réexamen de son rôle dans le génocide. En 2021, le rapport Duclert, commandé par Macron lui-même, a conclu que la France avait des responsabilités "lourdes et accablantes" dans le génocide, sans toutefois aller jusqu'à l'accusation de complicité. La transparence et la volonté de reconnaître les erreurs du passé semblent désormais guider les relations entre la France et le Rwanda.

Emmanuel Macron, président de la France

Bazikarev



Source : https://fr.igihe.com/30-ans-apres-Macron-reconnait-que-la-France-aurait-pu-arreter-le-genocide-au.html