Le département d'État américain a accusé l'Afrique du Sud d'avoir détenu brièvement des responsables américains présents dans le pays pour apporter un soutien humanitaire à des Afrikaners, une minorité blanche sudâ€'africaine qui bénéficie d'un programme controversé de réinstallation aux Étatsâ€'Unis, selon l'administration de Washington.

Le communiqué de l'ambassade des Étatsâ€'Unis a qualifié cette action d'" intimidation " et dénoncé la diffusion publique des informations de passeport de ces fonctionnaires, qu'il a qualifiée de forme inacceptable de harcèlement, mettant leur sécurité en danger.

Dans sa déclaration, le département d'État a averti que " l'échec du gouvernement sudâ€'africain à tenir les responsables pour compte se traduirait par de sévères conséquences ", appelant Pretoria à agir rapidement pour résoudre la situation.

Les événements ont débuté avec une opération conjointe des autorités sudâ€'africaines d'immigration et d'autres services de sécurité dans un centre de traitement des demandes d'asile à Johannesburg, établi pour aider des Afrikaners à demander l'asile ou la réinstallation vers les Étatsâ€'Unis.

Selon le ministère sudâ€'africain de l'Intérieur, sept citoyens kenyans ont été arrêtés pour avoir travaillé illégalement dans le pays, en violation de leurs visas touristiques, puis déportés avec une interdiction de retour de cinq ans. Les autorités ont insisté sur le fait que les demandes de visas de travail avaient été précédemment refusées et que le centre n'était pas un site diplomatique.

Pretoria a nié catégoriquement avoir arrêté des fonctionnaires américains ou divulgué leurs données personnelles, qualifiant ces accusations d'infondées et relevant qu'elles seraient examinées uniquement par les canaux diplomatiques.

Le ministère sudâ€'africain des Relations internationales et de la Coopération (Dirco) a rappelé que l'application de la loi sur l'immigration et la sécurité des données relève du strict respect de la souveraineté et de la légalité.

Le département d'État américain a accusé l'Afrique du Sud d'avoir détenu brièvement des responsables américains

IGIHE



Source : https://fr.igihe.com/Washington-menace-Pretoria-de-consequences-severes-dans-une-nouvelle-escalade.html