Les premières protestations ont éclaté le 28 décembre 2025 dans le Grand Bazar de Téhéran, lorsque commerçants et citoyens se sont soulevés contre la forte dépréciation du rial et la flambée des prix, rendant la vie quotidienne insoutenable pour des millions d'Iraniens.

Rapidement, le mouvement s'est étendu à toutes les 31 provinces, impliquant jeunes, travailleurs et commerçants dans des villes comme Mashhad, Karaj et Kermanshah. Les slogans ont évolué, dépassant les revendications économiques pour réclamer le départ du Guide suprême et du gouvernement.

Face à l'ampleur des mobilisations, les autorités ont intensifié la répression. Des forces de sécurité ont été déployées, et des coupures massives d'Internet et de communications ont été imposées. Selon des organisations de défense des droits humains, la répression aurait fait des dizaines de morts et des milliers d'arrestations, avec des tirs à balles réelles signalés dans plusieurs villes.

Dans une allocution télévisée, Khamenei a qualifié les manifestants de " vandales " cherchant à " plaire " à des puissances étrangères, notamment les États-Unis, et a critiqué l'ancien président américain Donald Trump, affirmant que certaines actions visaient à satisfaire des intérêts extérieurs. Les autorités iraniennes ont aussi évoqué une répression plus énergique contre des " agents terroristes ".

Le mouvement attire en outre l'attention internationale. Plusieurs dirigeants occidentaux ont condamné l'usage de la force contre des manifestants pacifiques, tandis que Reza Pahlavi, héritier de l'ancien régime monarchique, a pour sa part encouragé les Iraniens à poursuivre leur mobilisation pour un " changement politique profond ".

Les rues des principales villes iraniennes restent le théâtre de manifestations sans précédent depuis treize jours

IGIHE



Source : https://fr.igihe.com/Iran-poursuite-des-protestations-contre-Khamenei.html