Lors d'une réunion tenue le 10 février, la députée Sara Jacobs s'est indignée du fait que, malgré l'accord de paix conclu avec le soutien des États-Unis, les forces congolaises continuent de collaborer avec les FDLR, un groupe formé par les responsables du génocide contre les Tutsi de 1994.
" Du côté de l'armée congolaise, et contrairement à l'accord de paix, il est rapporté qu'elle continue de mener une collaboration étroite avec le FDLR ", a-t-elle entre autres déclaré.
Le président de la commission, le député Chris Smith, a mis en évidence l'importance pour le Rwanda de lever ses mesures défensives uniquement après la mise en uvre complète du plan de démantèlement des FDLR, conformément aux quatre étapes prévues par l'accord de Washington.
Il a également rappelé que l'idéologie du génocide propagée par le FDLR constitue une menace sérieuse pour la sécurité du Rwanda et des zones sous contrôle du M23, et qu'il est indispensable que ces combattants déposent les armes.
Pour faciliter ce processus, l'État rwandais, via la Commission de réinsertion des anciens combattants (RDRC), mène le programme " Isange mu Banyu ", destiné à encourager tout Rwandais à quitter les groupes rebelles et à rejoindre leurs compatriotes pour contribuer à la reconstruction du pays.
La RDRC, en coopération avec l'administration du district de Rubavu, les forces de sécurité, les populations locales et les anciens combattants, poursuit également des campagnes visant à inciter les membres du FDLR présents dans les forêts de la RDC à capituler et à rentrer au pays.
En novembre 2025, le vice-président de la RDRC, le général-major (à la retraite) Jacques Nziza, avait lui précisé que Rubavu est au cur de ces campagnes, puisque 70â¯% des personnes revenues du FDLR proviennent de ce district.
IGIHE
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