Dans un communiqué publié ce mardi, la MONUSCO précise que cette mission, prévue du 23 au 27 février, intervient à la suite de consultations avec le président congolais Félix Tshisekedi, également président en exercice de la CIRGL. Elle constitue une étape préparatoire à l'opérationnalisation de l'architecture de cessez-le-feu convenue dans le cadre des récents efforts diplomatiques.

L'équipe conjointe est chargée d'évaluer les conditions d'accès, la situation sécuritaire, les capacités logistiques ainsi que les modalités d'engagement avec les parties prenantes locales. L'objectif est de garantir que les futurs dispositifs de suivi et de vérification soient crédibles, sûrs et réalisables sur le plan opérationnel.

Cette initiative intervient dans un contexte de relance des efforts en faveur de la paix dans l'est de la République démocratique du Congo. En octobre 2025, le gouvernement congolais et l'alliance rebelle AFC/M23 ont signé à Doha un Accord-cadre pour une paix globale.

Celui-ci prévoit notamment la mise en place d'un mécanisme conjoint de suivi et de vérification chargé d'enquêter sur les violations du cessez-le-feu et d'en prévenir la récurrence. Des observateurs des États-Unis, de l'Union africaine et du Qatar participent également à ce dispositif.

La MONUSCO rappelle qu'en vertu de la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies, elle est autorisée à appuyer la mise en œuvre d'un cessez-le-feu permanent. Son mandat comprend le soutien au Mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu ainsi qu'au Mécanisme élargi conjoint de vérification Plus (EJVM+), mis en place à la suite de l'accord de Doha.

Durant leur séjour à Uvira et dans ses environs, les membres de la mission examineront les paramètres politiques, sécuritaires, logistiques et socio-environnementaux afin de préparer un éventuel déploiement futur.

" Un suivi efficace du cessez-le-feu vise à réduire la violence et à créer l'espace nécessaire à une solution politique durable ", a déclaré Vivian van de Perre, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en RDC et cheffe par intérim de la MONUSCO.

Elle a précisé que, contrairement au Nord-Kivu et à l'Ituri, le mandat de la MONUSCO au Sud-Kivu est limité au suivi du cessez-le-feu et n'inclut pas la protection des civils au titre de la résolution 2808 (2025).

De son côté, le secrétaire exécutif de la CIRGL, Dr Mbita Luwabeha, a souligné l'importance de la coopération régionale pour consolider la stabilité. " La région des Grands Lacs dispose d'un immense potentiel de paix et de prospérité. En unissant nos efforts, nous pouvons relever les défis et bâtir un avenir meilleur pour tous ", a-t-il affirmé.

Cette démarche survient alors que des violations répétées du cessez-le-feu et la persistance des hostilités ont jusqu'ici entravé les efforts de stabilisation, le gouvernement congolais étant pointé du doigt et accusé d'avoir poursuivi des offensives malgré les engagements pris.

La MONUSCO et la CIRGL ont déployé une mission conjointe à Uvira pour évaluer les conditions de suivi du cessez-le-feu
La MONUSCO précise que cette mission est prévue du 23 au 27 février 2026
L'équipe conjointe est chargée d'évaluer les conditions d'accès, la situation sécuritaire, les capacités logistiques ainsi que les modalités d'engagement avec les parties prenantes locales

IGIHE



Source : https://fr.igihe.com/La-MONUSCO-et-la-CIRGL-evaluent-les-conditions-de-suivi-du-cessez-le-feu-a.html