Lors d'un entretien récent, Patrick Muyaya avait insinué que le Rwanda " ne devrait plus revenir sur la question des FDLR comme prétexte, puisque la majorité des combattants se trouve dans les parties du pays sous occupation ".

En réponse, Amb. Nduhungirehe a rappelé via X que les FDLR et l'armée congolaise (FARDC) sont liés " comme un enfant et son père ", partageant la même idéologie génocidaire. " Ceci est un autre mensonge, car le plus gros dispositif des génocidaires FDLR (le fils) cohabite avec l'armée congolaise FARDC (le père), avec qui ils partagent la même idéologie du génocide (le mauvais esprit) ", a-t-il affirmé.

Les FDLR, créées officiellement au début des années 2000 à partir d'anciens militaires rwandais (ex-FAR) et de miliciens Interahamwe qui avaient fui le Rwanda après avoir perpétré le génocide contre les Tutsi, mènent depuis des attaques meurtrières sur le territoire rwandais et des bombardements transfrontaliers.

Entre 1997 et 2001, l'ALIR, ancêtre des FDLR, a orchestré plusieurs incursions meurtrières, dont l'attaque de l'école de Nyange et du camp de réfugiés de Mudende, perpétrant le massacre de nombreux civils innocents.

Entre 2012 et 2013, et plus récemment en janvier 2025, plusieurs tirs d'obus provenant de la RDC ont touché des zones résidentielles de Gisenyi (Rubavu), ayant occasionné des pertes humaines et des dégâts matériels, attaques attribuées aux FDLR opérant aux côtés des forces gouvernementales congolaises.

En décembre 2018, une incursion menée par les génocidaires dans le district de Nyabihu a été signalée avant que les combattants ne se heurtent à une contre-offensive des Forces de défense rwandaises. Sept de ces éléments seront neutralisés.

En octobre 2019, une attaque armée d'une extrême violence à Kinigi, près du Parc National des Volcans, a coûté la vie à 14 civils. L'identité des auteurs a été formellement établie après la capture de plusieurs assaillants qui ont admis appartenir au mouvement génocidaire FDLR basé en RDC.

La collaboration entre FARDC et FDLR est régulièrement documentée par des rapports internationaux, qui mentionnent la fourniture d'armes et de munitions, un soutien logistique, ainsi que des réunions entre éléments de l'armée congolaise et groupes armés, incluant les FDLR dans le cadre du conflit avec le M23.

Les mises à jour plus récentes continuent de souligner l'utilisation de "groupes de pression" ou de "Wazalendo" (patriotes), terme parapluie sous lequel les FDLR opèrent en coordination avec l'armée régulière. Aujourd'hui, la RDC compterait entre 7 000 et 10 000 combattants FDLR.

Malgré une tentative de mobiliser le Congrès américain le 4 février dernier, Félix Tshisekedi a fait face à une fin de non-recevoir concernant des sanctions contre le Rwanda. Les autorités américaines ont réitéré que la résolution de la crise passe prioritairement par le respect des accords de Washington, exigeant de la RDC la neutralisation effective des FDLR avant toute autre action diplomatique d'envergure.

La collaboration entre FARDC et FDLR est régulièrement documentée par des rapports internationaux, qui mentionnent la fourniture d'armes et de munitions

Bertrand Tunezerwe



Source : https://fr.igihe.com/Le-ministre-Nduhungirehe-denonce-les-mensonges-de-Muyaya-sur-les-FDLR.html