Organisés dans un palais près de la capitale omanaise, ces pourparlers marquent la première reprise du dialogue direct entre Téhéran et Washington depuis le milieu de l'année dernière, après des frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens et une guerre de 12 jours impliquant Israël.
La reprise intervient dans un contexte explosif : en Iran, des milliers de manifestants ont été tués lors de protestations contre le gouvernement, selon des ONG de défense des droits humains, tandis que les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région, déployant porte-avions et autres forces navales, ravivant le risque d'une confrontation.
Téhéran a réaffirmé sa volonté de défendre sa souveraineté face à ce qu'il qualifie d'" aventurisme " américain, tandis que Washington n'exclut pas l'usage de la force si les négociations échouent.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a qualifié ces discussions de " bon début ", précisant que les négociateurs retourneraient dans leurs capitales pour consultations avant la reprise des négociations.
La diplomatie omanaise a joué un rôle central en assurant la médiation, les représentants des deux pays s'étant rencontrés séparément avec le chef de la diplomatie omanaise pour préparer un cadre favorable au dialogue.
Malgré ces efforts, plusieurs points de désaccord subsistent. Une source régionale proche des négociations a confié à l'AFP que les États-Unis avaient initialement prévu de tenir les discussions en Turquie, d'associer les pays voisins et d'élargir l'agenda au-delà du nucléaire, avant d'être contraints de modifier leurs plans en raison des demandes iraniennes.
IGIHE
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