D'après le média américain, cette initiative serait intervenue peu après la signature d'un accord de paix négocié à Maison-Blanche sous l'impulsion de l'ancien président Donald J. Trump. Quelques jours seulement après cet engagement diplomatique, les rebelles du M23, affiliés à l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et accusés d'être soutenus par Kigali, auraient lancé une offensive d'envergure dans l'Est congolais.
Face à cette escalade, les départements d'État et du Trésor américains auraient préparé un train de sanctions visant le Rwanda. Informé de ces démarches, Paul Kagame aurait alors sollicité Lindsey Graham.
Ce dernier aurait, selon les mêmes sources, pris attache avec la Maison-Blanche ainsi qu'avec l'entourage du vice-président afin de plaider contre l'adoption de ces mesures.
Résultat, les sanctions auraient été mises en suspens, malgré les réticences exprimées en interne par certains responsables diplomatiques et financiers américains.
Au-delà des considérations sécuritaires, le contexte géoéconomique pèse lourd. L'est de la RDC concentre d'importantes réserves de cobalt, de tantale et de cuivre, minerais stratégiques pour les chaînes d'approvisionnement mondiales, notamment dans les technologies et la transition énergétique.
Pour certains observateurs, la continuité des flux miniers aurait pesé dans l'équation politique à Washington.
Ni Kigali ni les autorités américaines n'avaient officiellement confirmé ces informations au moment de la publication des révélations.
Dans un climat régional déjà fragile, ces éléments relancent toutefois le débat sur l'efficacité des mécanismes internationaux de pression face aux dynamiques conflictuelles persistantes dans le Kivu.
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