En effet, les forces armées de la RDC ont mené, aux premières heures de ce mercredi, une frappe de drone dans la zone de Himbi, à Goma. L'attaque a coûté la vie à Karine Buisset, employée française qui travaillait pour le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).
" Une humanitaire française de l'UNICEF a été tuée à Goma. À sa famille, à ses proches, à ses collègues, j'adresse le soutien et l'émotion de la Nation. J'appelle au respect du droit humanitaire et des personnels qui sont sur place et qui s'engagent pour sauver des vies ", a tweeté le Président français sur X ce mercredi 11 mars 2026.
Des images vidéo provenant du site montrent un bâtiment lourdement endommagé, les autorités congolaises ayant cru y frapper entre autres, les dirigeants du groupe rebelle AFC/M23, selon plusieurs sources.
Lawrence Kanyuka, porte-parole du groupe, a confirmé la mort de trois personnes dans l'attaque, dont la ressortissante française.
Quant à Bertrand Bisimwa, le coordonnateur adjoint, il a fermement condamné l'attaque, affirmant qu'elle visait effectivement les dirigeants de la coalition rebelle et l'ancien président Kabila.
" Au regard de la proximité des lieux pilonnés avec les résidences de certaines personnalités politiques, il est clair et évident que l'ancien Président de la République, le Sénateur Joseph Kabila, et le coordinateur politique de l'AFC/M23, Corneille Nangaa, étaient la cible ", a-t-il déclaré sur X.
Alors que toutes les parties prenantes aux différents processus de paix en RDC exhortent Kinshasa à privilégier le dialogue politique et une solution pacifique à la crise, Kinshasa, pour sa part, assure " être déterminé à reprendre par la force les territoires contrôlés par l'AFC/M23 ".
Par ailleurs, le Centre national congolais de cybersécurité (CNC) aurait été utilisé pour tracer les téléphones de certains dirigeants de l'AFC/M23 ainsi que de l'ancien président Joseph Kabila, facilitant ainsi les frappes de drones, selon les informations disponibles.
Bertrand Tunezerwe
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