Arrivé au pouvoir en 2015, John Magufuli s'était rapidement imposé par un style de gouvernance atypique, marqué par une lutte affichée contre la corruption et une politique de réduction drastique des dépenses publiques. Surnommé " le Bulldozer ", il avait engagé d'importants projets d'infrastructures et renforcé le contrôle de l'État sur certains secteurs stratégiques, gagnant ainsi le soutien d'une partie de la population.
Cependant, son mandat n'a pas été exempt de critiques. Des organisations de défense des droits humains avaient dénoncé des restrictions des libertés publiques et une répression accrue de l'opposition. Sa gestion de la pandémie de COVID-19 avait également suscité une vive polémique, le président adoptant une posture sceptique face aux mesures sanitaires internationales.
La disparition soudaine de John Magufuli avait ouvert une nouvelle séquence politique avec l'accession au pouvoir de sa vice-présidente, Samia Suluhu Hassan. Cette dernière a progressivement infléchi certaines orientations, notamment en matière de gouvernance et de relations internationales, tout en s'inscrivant dans la continuité institutionnelle.
Cinq ans après, l'héritage de John Magufuli demeure contrasté. Entre reconnaissance pour ses réformes économiques et critiques sur son approche autoritaire, son passage à la tête de la Tanzanie continue de marquer durablement le paysage politique du pays et d'alimenter les discussions au sein de l'opinion publique.
L'article Tanzanie : cinq ans après sa disparition, l'héritage contrasté du Président John Magufuli ravivé est apparu en premier sur Kivu-Avenir.
0 Commentaires