Selon le porte-parole de l'armée burundaise, le général Gaspard Baratuza, l'incident serait dû à un court-circuit électrique ayant déclenché un incendie dans un dépôt militaire, provoquant ensuite une série de détonations entendues à travers la ville.
" L'explosion entendue dans plusieurs zones de Bujumbura est liée à un grave incident causé par un incendie d'origine électrique ayant touché un dépôt d'armes à Musaga ", a-t-il déclaré à l'agence Reuters.
Des habitants ont rapporté avoir entendu des explosions répétées, accompagnées de projectiles qui ont parfois atteint des habitations civiles. Des sources locales indiquent que la situation a provoqué un mouvement de panique dans plusieurs quartiers de la capitale.
Selon les informations rapportées par des médias locaux et plusieurs témoignages, des débris et munitions ont été projetés jusque dans certaines zones résidentielles, à plusieurs kilomètres du site.
Face à cette situation, le ministère burundais de la Sécurité intérieure a appelé au calme via un message publié sur le réseau social X :
" Des explosions sont en cours à la suite d'un incendie déclaré dans un camp militaire à Bujumbura. Les habitants sont appelés à rester calmes. La situation est en cours de suivi. "
La zone de Musaga, située dans la commune de Muha, est l'un des quartiers importants de Bujumbura, connu notamment pour ses infrastructures commerciales et sa forte densité de population. Elle abrite également plusieurs installations sensibles, dont des positions militaires.
Cette proximité entre installations militaires et zones habitées pourrait expliquer l'ampleur de la panique observée.
Aucun bilan officiel en termes de victimes ou de dégâts matériels n'a encore été communiqué par les autorités, " une enquête ayant été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l'incident et d'évaluer les responsabilités ".
Cependant, plusieurs blessés ont déjà été signalés aux abords de la base ainsi que dans d'autres zones touchées par les impacts.
Les autorités assurent toutefois que la situation est désormais sous contrôle, même si la vigilance reste de mise dans la capitale burundaise.
IGIHE
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