Les réseaux sociaux ne sont pas le problème. Ils sont devenus des outils incontournables de communication, d'information, d'apprentissage, de commerce et d'innovation. De nombreux jeunes y développent des activités économiques, construisent une réputation professionnelle ou sensibilisent leurs communautés. Utilisés avec discernement, ils constituent un véritable levier de développement.
Le danger apparaît lorsque ces plateformes cessent d'être un outil pour devenir une occupation permanente. Combien d'heures sont consacrées chaque jour à faire défiler des contenus sans valeur ajoutée, à commenter des polémiques stériles ou à rechercher une reconnaissance virtuelle ? Pendant ce temps, des compétences restent à acquérir, des projets attendent d'être lancés et des opportunités passent inaperçues.
Le chômage des jeunes constitue une réalité préoccupante dans de nombreux pays africains, notamment en République démocratique du Congo. Pourtant, cette situation ne saurait justifier une résignation collective. Les défis économiques exigent davantage de créativité, d'entrepreneuriat, de formation continue et d'engagement citoyen que de dépendance aux écrans.
La valeur d'un jeune ne se mesure ni au nombre d'abonnés, ni aux mentions " J'aime ", ni aux partages. Elle se construit à travers le travail, l'intégrité, les compétences acquises, le service rendu à la société et la capacité à transformer les difficultés en opportunités. Le succès durable naît de l'effort quotidien bien plus que de la popularité numérique.
Les réseaux sociaux peuvent certes ouvrir des portes. Ils permettent de promouvoir une entreprise, de vendre des produits, de diffuser des connaissances, de défendre des causes ou de créer des réseaux professionnels. Mais ils ne remplaceront jamais l'expertise, la discipline, la persévérance ni l'expérience acquise sur le terrain.
Chaque génération est appelée à laisser une empreinte. Celle d'aujourd'hui dispose d'outils technologiques que ses prédécesseurs n'ont jamais connus. Encore faut-il que ces outils servent le progrès plutôt que la distraction permanente. Le téléphone intelligent devrait être un instrument de production avant d'être une source de divertissement.
À la jeunesse congolaise et africaine, une invitation s'impose : faites des réseaux sociaux un moyen, jamais une finalité. Investissez dans votre formation, développez des compétences, créez de la valeur, entreprenez, innovez et engagez-vous dans la transformation de vos communautés.
Car, au terme de la journée, une seule question demeure :
Lorsque l'histoire retiendra votre passage, dira-t-elle que vous avez construit votre avenir… ou simplement fait défiler votre écran ?
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Source : https://kivuavenir.com/edito-cher-jeune-ou-travailles-tu-dans-les-reseaux-sociaux/
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