Devant les présidents Félix Tshisekedi et Cyril Ramaphosa, jeudi à Kinshasa, la ministre d'État chargée des Affaires sociales et Actions humanitaires, Ève Bazaiba, a décrit le " cercle vicieux " qui lie, selon elle, les conflits armés et l'épidémie d'Ebola en RDC.
La ministre a avancé que 60 % des Congolais victimes de la guerre d'agression sont aujourd'hui des déplacés internes, recensés principalement dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Tanganyika, de la Tshopo et de la Tshuapa. L'Ituri, épicentre de l'épidémie, concentrerait à lui seul environ 1,15 million de personnes réparties dans 69 sites de déplacés.
Ève Bazaiba a qualifié cette situation de " très grave ". Elle a alerté sur le risque de voir " jusqu'à 1 000 " personnes enterrées par jour si le virus venait à se propager dans ces sites surpeuplés, où la promiscuité favoriserait une transmission rapide.
Cette projection, la plus sombre avancée à ce jour au sommet de l'État, situe l'enjeu au croisement de deux crises. La souche Bundibugyo du virus a déjà fait plus de 400 morts pour environ 1 400 cas, et l'essentiel des malades se trouve dans un Est marqué par le déplacement massif des populations. C'est ce nœud entre guerre et maladie que la ministre a placé au cœur des échanges avec le président sud-africain, venu en visite de solidarité.
The post Ituri : " jusqu'à 1 000 " enterrements par jour si Ebola gagne les sites de déplacés, redoute Ève Bazaiba appeared first on BETO.
0 Commentaires