La rencontre, organisée au siège de la Centrale de Monitoring des Médias pour la Paix, a également enregistré la participation de la cheffe des Programmes Médias et Gouvernance de la Direction du Développement et de la Coopération suisse (DDC) en République démocratique du Congo, Marie-Louise Issanda Tabena, ainsi que des représentants de la Task Force Communication et d'autres partenaires impliqués dans la prévention des urgences sanitaires.
À l'ouverture des travaux, le président de l'UNPC/Sud-Kivu, Darius Kitoka, a rappelé que les médias constituent un maillon essentiel dans la lutte contre les épidémies. Il a insisté sur la nécessité d'une coordination rigoureuse entre les différents acteurs afin de garantir une diffusion rapide, fiable et responsable des informations destinées aux populations.
Pour sa part, Marie-Louise Issanda Tabena a souligné que la prévention d'Ebola ne peut reposer uniquement sur les organes de presse. Elle a plaidé pour une synergie renforcée entre journalistes, organisations de la société civile et autorités sanitaires afin d'assurer une communication de proximité, fondée sur des informations validées par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et mises à disposition par la Division provinciale de la Santé (DPS).
Selon elle, la crédibilité des messages dépend de leur harmonisation et du respect des procédures officielles. Elle a ainsi recommandé aux équipes impliquées d'obtenir les autorisations requises auprès des structures sanitaires compétentes avant le déploiement des activités de terrain, lesquelles interviendront après une phase de renforcement des capacités.
Bien que la province soit aujourd'hui exempte de cas confirmés d'Ebola, la représentante de la DDC a estimé que cette situation ne devait en aucun cas conduire à un relâchement de la vigilance. Elle a rappelé que les précédentes flambées épidémiques démontrent l'importance d'une communication préventive permanente pour limiter les risques de propagation en cas de réapparition du virus.
Dans cette dynamique, une session de formation est prévue les 15 et 16 juillet à l'Auditorium de la Femme, à Bukavu. Plus d'une trentaine de journalistes issus de différents médias du Sud-Kivu y prendront part afin de renforcer leurs compétences en communication sur les risques sanitaires, en traitement responsable de l'information médicale et en sensibilisation communautaire.
Le président de l'UNPC/Sud-Kivu a annoncé que les médias partenaires seront répartis entre les membres de l'équipe pédagogique afin d'assurer un accompagnement technique de proximité et un suivi régulier des activités menées sur le terrain.
Les discussions ont également porté sur la coordination des actions avec les provinces voisines de l'Ituri et du Nord-Kivu, confrontées à des défis sanitaires similaires, ainsi que sur les mécanismes de collaboration avec les autres structures engagées dans la riposte et la communication communautaire.
Au terme de la réunion, les participants ont réaffirmé leur volonté de renforcer le rôle des médias dans la prévention des maladies à potentiel épidémique. Ils ont appelé à une mobilisation continue de tous les acteurs afin de préserver les acquis de la lutte contre Ebola et de maintenir les communautés informées, vigilantes et préparées face à toute éventuelle résurgence de la maladie.
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