Dans une déclaration rendue publique ce mardi 8 septembre, elle condamne fermement l'attaque, présente ses condoléances à la famille de la victime et réclame des mesures urgentes pour renforcer la protection des habitants et de leurs biens.
L'attaque s'est produite dans la nuit de lundi à mardi, vers 1 heure du matin, dans le sous-village de Cibanja, au village de Buhozi.
D'après plusieurs sources locales, des hommes armés non identifiés ont fait irruption dans le secteur et visité plus d'une dizaine de ménages.
Plusieurs biens auraient été emportés au cours de cette opération, tandis que des coups de feu étaient entendus dans la zone.
La victime, identifiée comme Elvis Mushagalusa Mirindi, un homme d'une trentaine d'années, a été mortellement atteinte alors qu'elle se trouvait dans sa chambre.
Récemment marié et père d'un bébé de trois mois, il aurait succombé sur place à ses blessures. Son corps a ensuite été transféré dans une structure médicale de Kasihe, selon les mêmes sources.
Une femme a également été blessée au cours de cette incursion.
Le domicile du chef du village de Buhozi, Alain Kashosho, aurait lui aussi été visité par les assaillants. Aucun dégât n'y aurait cependant été enregistré, toujours selon les informations recueillies localement.
" Une situation qui ne peut plus être banalisée "
Pour la Société civile forces vives de Mudusa, cette attaque constitue un nouvel avertissement sur la dégradation de la situation sécuritaire dans le groupement. Dans sa déclaration, la structure citoyenne dénonce une insécurité nocturne qui expose régulièrement les populations civiles, jusque dans leurs domiciles.
Elle appelle les autorités compétentes à identifier et interpeller les auteurs de l'attaque, à établir les circonstances exactes des faits et à renforcer les dispositifs de sécurité dans les zones considérées comme vulnérables.
Au-delà de la condamnation, la Société civile demande donc une réponse concrète des autorités. Pour elle, la répétition des incursions nocturnes ne saurait devenir une fatalité, encore moins une réalité à laquelle les habitants devraient s'habituer.
Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte où les habitants de Mudusa expriment régulièrement leurs inquiétudes face aux actes de banditisme armé et aux incursions nocturnes.
La peur gagne ainsi les foyers, tandis que l'obscurité, censée envelopper les villages dans le silence de la nuit, devient pour certains habitants un moment d'angoisse.
La Société civile forces vives de Mudusa estime dès lors que la protection de la population doit retrouver une place centrale dans l'action des autorités. Elle insiste sur l'urgence d'une sécurisation effective du groupement afin d'éviter que d'autres familles ne soient à leur tour frappées par la violence.
En attendant les conclusions des autorités sur l'identité des assaillants et les circonstances précises de l'attaque, la population de Buhozi reste sous le choc. Une vie a été fauchée, une autre personne blessée et plusieurs ménages dépouillés.
Pour la Société civile, le temps n'est plus aux simples condamnations : des actes sont désormais attendus pour restaurer la sécurité et la confiance des habitants.
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