Selon ces habitants, le contrôle exercé par les groupes armés et la persistance des tensions dans la région continuent de peser lourdement sur la vie quotidienne des populations civiles. Ils demandent que la situation évolue rapidement afin de permettre aux habitants de retrouver leurs villages et de reprendre leurs activités.
Un premier habitant, joint dans la région mais qui a recquis l'anonymat estime que la population " ne veut plus vivre entre les lignes de front ".
D'après lui, les habitants souhaitent avant tout retrouver la sécurité, circuler librement et travailler leurs champs sans craindre d'être pris pour cible ou soumis à des contraintes imposées par les combattants wazalendo.
Un autre résident, du nom de Joachim Aganze affirme que le problème ne se limite pas aux affrontements. Il évoque les conséquences économiques et sociales de l'insécurité, notamment les difficultés rencontrées par les familles pour accéder aux marchés, aux soins de santé et aux autres services essentiels.
Une troisième personne interrogée appelle, pour sa part, les différentes parties au conflit à considérer davantage le sort des civils.
Elle souhaite que les engagements pris dans le cadre des processus de paix se traduisent par des changements concrets sur le terrain, notamment par une réduction de la présence des groupes armés dans les zones habitées.
Un quatrième habitant considère enfin que le retour d'une autorité administrative et sécuritaire régulière constitue une condition essentielle à la stabilisation de Nindja.
Il demande que les populations ne soient plus contraintes de choisir entre plusieurs acteurs armés et puissent vivre sous la protection d'institutions civiles.
La situation sécuritaire dans le territoire de Kabare reste particulièrement sensible dans certaines zones malgré les énergies remarquables mises en place par les autorités.
Des affrontements entre l'AFC-M23 et les Wazalendo y ont été signalés à plusieurs reprises, notamment dans le groupement de Kamakombe.
Dans ce contexte, les habitants de Nindja disent attendre des actes plutôt que de nouvelles promesses.
Leur principale revendication demeure le retour à une vie normale, dans une région où les affrontements successifs ont déjà contraint des civils à abandonner leurs villages.
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