Dans les salles de formation, les participants prennent progressivement leurs marques. Carnets, supports de formation et outils numériques sont au rendez-vous. À quelques jours de leur déploiement sur le terrain, les futurs opérateurs cartographes apprennent les premiers gestes d'une opération appelée à couvrir les différents quartiers de la capitale avant de s'étendre à l'ensemble du pays.
Ce mercredi 9 septembre, le ministère du Plan et de la Coordination de l'Aide au développement, à travers le Bureau central du recensement (BCR), a donné le coup d'envoi de la formation des opérateurs cartographes dans le cadre du deuxième Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH-2).
À Kinshasa, 1 868 opérateurs cartographes ont été recrutés et répartis dans 35 sites de formation, notamment Kimbanseke-Mama Bosawa, Saint-Marc, Limete-INPP, Kalamu-Tata Raphaël, Lingwala-UPC, Ngaliema-Notre-Dame de Grâce, Mont-Ngafula et l'Université Loyola.
Dans les différents centres, les formateurs posent les bases d'un travail qui nécessitera à la fois précision, méthode et connaissance du terrain.
L'objectif est de préparer ces agents à la cartographie censitaire, une étape essentielle avant le dénombrement de la population. Ils sont notamment initiés à l'utilisation des outils numériques, aux méthodes de collecte des données et aux procédures techniques qu'ils devront appliquer une fois déployés dans les quartiers.
Sur le terrain, connaître chaque espace
La mission des cartographes ne consiste pas simplement à parcourir les rues. Ils devront identifier et localiser les espaces habités, les axes routiers, les infrastructures ainsi que les différents lieux susceptibles d'être concernés par le recensement.
Ils devront également confirmer les aires de dénombrement. Ces zones serviront ensuite à organiser le travail des futurs agents recenseurs et à déterminer avec précision les secteurs dans lesquels ils devront intervenir.
Dans les salles de formation, les premières notions portent donc sur les fondamentaux du métier.
" Pour cette première journée, la matière a tourné autour du B.A.-BA de la cartographie, des instructions données à l'agent de terrain et de la manière dont il doit se comporter ", explique Erick Biduaya, l'un des formateurs.
La formation est prévue sur quatre jours pour l'ensemble des opérateurs. À l'issue de cette première phase, les participants les plus performants seront sélectionnés pour devenir chefs d'équipe et assurer la coordination des opérations sur le terrain.
" Il y a deux volets de formation : le premier consiste d'abord à former tous les agents cartographes. Ils seront formés en trois jours. Ceux qui se seront distingués parmi les 1 868 pourront devenir chefs d'équipe pour la coordination sur le terrain ", précise le formateur.
Les tablettes au cur de la collecte
Pour Serges Kilima, également formateur, l'apprentissage porte d'abord sur le comportement à adopter face aux ménages et sur la manière de recueillir correctement les informations.
" Nous leur avons appris comment ils peuvent aller dans les ménages, comment ils peuvent se comporter sur le terrain et comment recueillir les données sur les infrastructures et les ménages ", indique-t-il.
La prochaine étape portera davantage sur l'utilisation des tablettes, qui serviront à la collecte numérique des données.
" On va continuer demain avec l'apprentissage de l'utilisation des tablettes pour la collecte des données ", ajoute Serges Kilima.
Selon lui, plusieurs participants disposent déjà d'une certaine expérience dans les opérations statistiques, notamment à travers des enquêtes réalisées en lien avec l'Institut national de la statistique (INS). Un atout qui facilite, selon le formateur, l'assimilation des enseignements.
Première étape avant le déploiement
Une fois la formation achevée, les opérateurs cartographes devront quitter les salles de formation pour investir le terrain. Leur déploiement est prévu à partir du 15 septembre 2026.
Kinshasa constituera le point de départ de ces opérations, qui devraient s'étaler sur environ un mois avant de se poursuivre progressivement dans les autres provinces de la République démocratique du Congo.
Derrière les rues, les quartiers et les infrastructures qu'ils devront parcourir se dessine un objectif plus large : constituer une base cartographique fiable devant servir de fondation au dénombrement général de la population prévu en juillet 2027.
Le RGPH-2 ne se limite toutefois pas à une opération statistique. Son organisation représente également une importante source d'emplois. Déployées sur environ une année, ses différentes opérations devraient mobiliser une centaine de milliers de personnes à travers le pays et contribuer à la création de près de 160 000 emplois directs.
À ceux-ci devraient s'ajouter de nombreux emplois indirects dans la logistique, le transport, la formation, la restauration, les services numériques et d'autres activités connexes.
À Kinshasa, la formation des cartographes marque ainsi le passage progressif de la préparation à l'action. Dans quelques jours, les salles laisseront place aux rues, aux avenues et aux quartiers. Munis de leurs outils de collecte, les agents auront pour mission de dresser une image aussi précise que possible des espaces habités de la capitale.
Christian T. ÉZÉCHIEL
The post RGPH-2 : 1 868 cartographes en formation pour dresser la carte de Kinshasa appeared first on BETO.
Source : https://beto.cd/rgph-2-1-868-cartographes-en-formation-pour-dresser-la-carte-de-kinshasa/
0 Commentaires