Dans une déclaration rendue publique par Murhula Machumbiko, président de ce noyau , cette structure affirme être régulièrement sollicitée par des habitants confrontés à des situations de précarité, de détresse psychologique et d'incertitude.
Selon cette organisation, les sollicitations reçues quotidiennement témoignent d'un besoin croissant d'écoute et d'accompagnement.
Elle déplore toutefois ne pas toujours disposer des ressources nécessaires pour répondre aux différentes demandes qui lui sont adressées.
Un appel à davantage de proximité
La Société civile regrette, par ailleurs, l'éloignement de certains représentants du peuple vis-à-vis de leurs électeurs.
Elle affirme que plusieurs habitants éprouveraient des difficultés à joindre leurs élus, certains appels et messages demeurant, selon elle, sans réponse.
Pour Murhula Machumbiko, la disponibilité d'un élu ne se mesure pas uniquement à sa capacité à apporter une assistance matérielle.
Un échange téléphonique, une réponse à un message ou quelques paroles de réconfort peuvent également contribuer, estime-t-il, à maintenir le lien entre les représentants et ceux qui leur ont accordé leur confiance.
" Même sans moyens financiers, une écoute, un appel, un message de compassion ou une parole d'espoir peuvent soulager une personne en détresse ", souligne-t-il.
Cette organisation de la société civile relève également que certaines fondations et structures qui constituaient auparavant des points de contact entre responsables publics et populations ont cessé leurs activités, réduisant davantage les possibilités d'échanges directs.
Des élus toujours accessibles, selon la Société civile
La Société civile Forces vives du Sud-Kivu tient néanmoins à relever l'attitude de certains élus qui, malgré les difficultés du contexte, continuent de maintenir le contact avec leurs électeurs, notamment à travers les réseaux sociaux.
Elle encourage ces initiatives et appelle les autres responsables à s'en inspirer afin de préserver un dialogue régulier avec leurs communautés respectives.
Dans son message, la structure rappelle enfin que la population est attentive au comportement de ses représentants durant les périodes de crise. Elle estime que la capacité des élus à rester disponibles, à écouter et à accompagner moralement leurs bases pourrait peser dans l'appréciation que celles-ci feront de leur mandat.
À travers cet appel, la Société civile Forces vives du Sud-Kivu plaide ainsi pour une présence politique davantage fondée sur l'écoute et le dialogue, dans une province où une partie de la population reste confrontée à de nombreuses difficultés sociales et humanitaires.
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