L'accusé, identifié comme Josué Kaniki Kasongo, âgé d'environ 40 ans selon les autorités locales, a été jugé en procédure de flagrance.
Le tribunal l'a déclaré coupable d'avoir tué sa mère avant de conserver plusieurs parties du corps dans un congélateur et des marmites, avec l'intention de les consommer.
D'après les autorités communales, l'affaire a éclaté après que des voisins, alertés par une forte odeur provenant de la parcelle, ont saisi les responsables locaux. Le bourgmestre de Kisenso, le professeur Godé Atchouel, a indiqué être intervenu en sa qualité d'officier de police judiciaire.
" À mon arrivée, j'ai ordonné que la porte soit forcée ", a-t-il déclaré, précisant que l'accusé aurait été retrouvé caché sous un lit, muni d'une machette.
Les autorités affirment que des parties du corps de la victime, notamment la tête, le tronc et une partie d'une jambe, ont été découvertes dans le réfrigérateur, tandis que d'autres morceaux se trouvaient dans des marmites.
Au cours des débats, l'accusé aurait évoqué un différend financier avec sa mère.
Selon ses déclarations rapportées à l'audience, il aurait vendu une parcelle pour un montant estimé à 10 000 dollars américains et confié l'argent à la victime, l'accusant ensuite de refuser de le lui restituer.
Ces affirmations n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
Le procès s'est tenu conformément aux dispositions légales relatives à la flagrance prévues par le droit congolais. La peine de mort, toujours inscrite dans l'arsenal juridique de la République démocratique du Congo, est toutefois rarement appliquée en pratique, les condamnations étant généralement commuées en servitude pénale à perpétuité.
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