L'accord, conclu avec l'administration du Président Donald Trump, s'inscrit dans la nouvelle doctrine américaine dite 'America First', qui conditionne désormais l'aide extérieure à des exigences de transparence et de réciprocité.
Selon des sources officielles contactées par nos confrères de France 24 , ce partenariat vise à renforcer les infrastructures hospitalières, moderniser les systèmes de surveillance épidémiologique et améliorer l'accès aux soins primaires en RDC.
En contrepartie, les autorités congolaises auraient accepté des clauses portant notamment sur l'accès aux données sanitaires nationales et sur une coopération accrue dans le secteur des ressources stratégiques.
Contrairement à la RDC, des pays comme le Zimbabwe et la Zambie auraient décliné des offres similaires, invoquant des préoccupations liées à la souveraineté et à la gestion de leurs données sensibles ainsi qu'à l'exploitation de leurs ressources minières.
Kinshasa, pour sa part, assume un choix pragmatique, estimant que les retombées en matière de santé publique et d'investissements justifient l'engagement.
Des analystes y voient un pari stratégique pour la RDC, confrontée à d'importants défis sanitaires, notamment dans les zones affectées par les conflits et les épidémies récurrentes.
Reste à savoir comment seront mises en uvre les clauses de transparence et quelles garanties seront offertes quant à la protection des données nationales et des intérêts miniers du pays.
Ce partenariat ouvre ainsi une nouvelle phase dans les relations entre Kinshasa et Washington, au croisement des enjeux sanitaires, économiques et géopolitiques.
L'article RDCâ"États-Unis : un partenariat sanitaire de 1,2 milliard USD scellé sur fond de stratégie 'America First' est apparu en premier sur Kivu-Avenir.
0 Commentaires