Dans une prise de position, MSF estime qu'une telle décision risquerait de fragiliser davantage la riposte contre cette maladie dans une province déjà confrontée à une crise humanitaire prolongée.

L'organisation rappelle que le paludisme demeure la principale cause de consultations médicales et de décès évitables en République démocratique du Congo.

Selon MSF, le contexte sécuritaire dans le Nord-Kivu, marqué par les affrontements armés, les déplacements massifs de populations, la précarité alimentaire et les difficultés d'accès aux structures de santé, favorise une recrudescence des cas de paludisme et complique la prise en charge des patients.

L'organisation humanitaire considère que ces réalités devraient être prises en compte dans les critères d'attribution des financements internationaux.

Elle appelle ainsi le Fonds mondial et le gouvernement congolais à revoir la répartition des ressources prévues dans le cadre du GC8 afin que le Nord-Kivu continue de bénéficier d'un appui adapté à l'ampleur de ses besoins sanitaires.

Pour MSF, l'allocation des fonds destinés à la lutte contre le paludisme devrait reposer avant tout sur les indicateurs épidémiologiques, le niveau de vulnérabilité des populations et les conséquences de la crise humanitaire, afin de garantir un accès équitable aux interventions de prévention, de dépistage et de traitement.

Cet appel intervient alors que les acteurs humanitaires continuent d'alerter sur la dégradation des conditions de vie dans l'est de la RDC, où les conflits persistants exercent une pression croissante sur un système de santé déjà fortement éprouvé.

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Source : https://kivuavenir.com/rdc-paludisme-msf-plaide-pour-le-maintien-du-nord-kivu-parmi-les-provinces-soutenues-par-le-fonds-mondial/