Réunis en Assemblée générale, les responsables syndicaux conditionnent leur retour dans les salles de classe à la satisfaction de plusieurs revendications qu'ils estiment essentielles à l'amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.
Dans un communiqué signé à Kinshasa le 6 août 2026, la plateforme regroupant notamment le SYNECAT, le CCT, la FA, le COFEVID, le SYPEPCO et le SYADEC affirme vouloir exercer une pression sur le gouvernement afin qu'il respecte les engagements antérieurement pris envers les professionnels de l'enseignement.
Les organisations syndicales réclament notamment :
le respect de l'engagement selon lequel chaque enseignant devrait percevoir un salaire mensuel de 500 dollars américains, dénonçant la précarité persistante des enseignants ;
la convocation des travaux sur la politique salariale avec l'ensemble des parties prenantes ;
l'application d'un nouveau barème salarial en faveur des enseignants et la consolidation de la gratuité de l'enseignement primaire ;
la rémunération effective des enseignants NU et NP ;
l'octroi d'une retraite jugée digne et honorable aux enseignants ;
ainsi que la revalorisation de la fonction d'inspecteur de l'enseignement.
Selon les signataires, ces revendications traduisent des attentes de longue date qui, à leurs yeux, demeurent insuffisamment prises en compte par les autorités compétentes.
La Synergie des syndicats invite les enseignants, chefs d'établissements, inspecteurs, agents administratifs, services centraux et le Secrétariat général de l'Éducation nationale à observer ce mot d'ordre sur toute l'étendue du territoire national.
Le document précise que la décision est entrée dans le cadre d'une résolution adoptée en Assemblée générale et qu'elle prendra effet à partir du 1er septembre 2026, sauf évolution favorable des discussions entre les représentants syndicaux et le gouvernement.
Dans une note finale, les syndicats annoncent également leur intention d'organiser, dès la rentrée scolaire, une marche destinée à réclamer la démission de la ministre de l'Éducation nationale, qu'ils accusent de ne pas accorder une attention suffisante à l'amélioration des conditions de vie des enseignants.
Les responsables syndicaux concluent leur déclaration par un message d'unité : " Tous les enseignants ensemble, l'impossible devient possible. "
À ce stade, les autorités gouvernementales n'avaient pas encore officiellement réagi à cette annonce. L'évolution de ce dossier pourrait avoir des répercussions importantes sur le déroulement de la prochaine rentrée scolaire en République démocratique du Congo.
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